Santé
Le volet santé au sein du continent africain connaît de formidables avancées mais comporte aussi des lacunes.

LE covid

Le Covid reste encore tabou. Peu de gens arrivent à faire leur coming out. Pourtant, le dire à son entourage permettrait à chacun de se faire dépister au plus vite. Une prise en charge effectuée une fois le diagnostic établi permet que la maladie soit enrayée dans les plus brefs délais.

A la suite d'une grippe couplée à une crise de paludisme, je me suis retrouvée au bout d'une semaine en détresse respiratoire. Le médecin ne vit pas une autre alternative que de penser au Covid. Le test qu'il me fera passer va confirmer ce qu'il soupçonnait déjà. J'ai été mise directement sous protocole clinique et quarantaine immédiate.

Un tueur sans vergogne

La venue du Covid-19, il y a un peu plus d'un an a bouleversé nos habitudes. Il est bien loin de nous le temps des accolades et des gestes affectifs. On se dit bonjour à distance, dans les meilleurs des cas, c'est bras contre bras. Le masque est de rigueur. Tous les événements sont devenus intimistes. Deuils ou mariages sont logés à la même enseigne. 

Tout se passe désormais dans la stricte intimité familiale. On ne sait à quel saint se vouer si ce n'est à celui de la distanciation, du lavage des mains et du gel hydroalcoolique. Le Covid est une réalité, un tueur sans vergogne. Respectons les mesures barrières.

LE PÉRIPLE D'UN  PATIENT

Il est 6 h du matin, j'arrive dans un hôpital public situé en périphérie de la ville. Tout semble désert, je choisi une chaise au hasard. 5 minutes après, un monsieur en blouse médicale et calotte s'approche de moi. Poli et courtois, il me demande si je suis là pour un test de dépistage Covid, je répond par l'affirmative en précisant que mon test a été positif 15 jours plutôt. Il y a une liste me dit-il, vous devez inscrire votre nom et mettre entre parenthèse contrôle. 

Je suis le numéro 2 sur la liste. Une demi-heure plus tard les arrivées se font au compte goutte. Il est 8h30, le staff qui détecte le Covid n'est pas encore visible, aucune information ne filtre, plus de 60 personnes sont en attente. 9h13 un monsieur dépose un carton, 10 minutes après un autre apporte du matériel. Un personnel soignant passe avec la tenue appropriée aux prélèvements. 

On nous demande de contribuer de façon volontaire aux photocopies de la fiche d'examen. 9h45 , on nous annonce qu'on va commencer. Je suis le numéro 2 sur la liste. Prélèvement fait, il faut attendre 20 minutes pour le résultat. On me demande si j'ai fait le wash c'est à dire la désinfection à la maison. 10h45, les résultats, je suis testée négative. Après 15 jours de confinement, je peux enfin reprendre mes activités. Respectons les mesures barrières.

LE Projet ACAC

A l'initiative de la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun, le projet ACAC est un plaidoyer pour réduire la stigmatisation autour de l'avortement médicalisé. Il ne s'agit nullement de le promouvoir mais de diminuer le taux de mortalité des femmes concernées. 30/100 de décès chez les femmes enceintes sont la résultante des avortements. Ce qui en fait l'une des principales causes de mortalité au Cameroun.


Des contraintes socio-culturelles, des problèmes de sécurité, d'ordre médical ou psychologique freinent ce plaidoyer.
La SOGOC propose une révision des articles 337, 338 et 339 du code pénal camerounais qui ne sont plus en adéquation avec les standards de santé actuels. Il faut ajouter à cela, la mise en application effective du Protocole de Maputo ratifié par le Cameroun depuis le 28 mai 2009. C'est le tout premier traité a reconnaître en son article 14, l'avortement médicalisé comme un droit. Les femmes devraient pouvoir en jouir, sans restrictions, ni crainte de poursuites judiciaires.

Centre de Coordination des Opérations d'urgences de Santé Publique

Souhaitez vous savoir quelle est la situation épidémiologique du Covid-19 au Cameroun? Allez simplement sur www.ccousp.cm et vous aurez toutes les informations y relatives. Le Centre de Coordination des Opérations d' Urgences de Santé Publique, structure de coordination des urgences sanitaires en plus de ce site internet répond 24h/24 au 1510.

la 5e campagne de vaccination contre le Covid-19 au Cameroun

C'est le clap de fin pour la 5e campagne de vaccination contre le Covid-19 au Cameroun qui s'est déroulée du 18 au 27 novembre 2022. Pendant 10 jours, les équipes du ministère de la Santé via le Programme Élargi de Vaccination ont administré des doses dans des points de vaccination agréés ainsi que dans des lieux publics(marchés, chefferies, lieux de culte, administrations, entreprises..).

Le bilan provisoire au moment où nous publions fait état de plus 1million 500 mille personnes vaccinées contre la pandémie. Les personnes âgées de 18 ans et plus, les personnes déjà vaccinées et éligibles à la dose de rappel, les femmes enceintes et allaitantes étaient concernées, avec en priorité les personnes âgées et celles souffrants de certaines maladies comme le diabète ou l'hypertension artérielle et le personnel de santé.

Trois types de vaccins étaient proposés au public, à savoir, Johnson & Johnson en dose unique, Pfizer en deux doses espacées de 21 jours, et Sinopharm. Il est important de recevoir toutes les doses contre la Covid-19 prévues pour avoir une meilleure protection contre les variants. Il faut savoir qu'au Cameroun, 3 doses vaccinales sont recommandées par le ministère de la Santé avec un délai de 6 mois entre chaque injection.