Fière d’être camerounaise

En février 1976, mon père quitte son Yaoundé natal pour rejoindre Edea. Major de la deuxième promotion de l’Ecole Polytechnique (Génie Civil), le confort prévisible dans la fonction publique ne cadrait pas avec ses ambitions. C’est ainsi qu’il rejoint le groupe Alucam et va résider dans une des cités dans lesquelles sont logés les employés, en fonction de leur catégorie socio-professionnelle.

Mes frères et moi avons grandi à la Cité des Palmes et y avons par ailleurs effectué tout notre cycle maternel, primaire et quelques années de collège. Dans cette cité, point de clivage tribal ou racial. Nous nous côtoyions allègrement, nous rendant librement les uns chez les autres, au point même d’y passer la nuit.

Il nous est arrivé bien des fois de déjeuner ou de goûter dans une famille et vice versa. Nous avions de nombreuses activités communes, notamment au Club des palmes : natation, tennis, cours de danse, judo, squash, etc.

Il ne me souvient pas avoir entendu une insulte liée à la tribu ou à la race. Un sentiment de fraternité très fort s’est développé entre nous. Chacun a fait sa vie et malgré les années et les distances, nous avons le sentiment d’avoir une racine commune.

C’est toujours mon frère, ma soeur, grand frère, grande sœur, petit frère, petite sœur, sans distinction tribale ou raciale, on se considère tous comme étant, de la même famille. Une solidarité sur laquelle le temps n’a pas de prise. Dans le malheur comme dans le bonheur, nous restons un, unis et indivisibles.

#ABCUnite237#Edea#Cameroun#CiteAlucam

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