A l’initiative de la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Cameroun, le projet ACAC est un plaidoyer pour réduire la stigmatisation autour de l’avortement médicalisé. Il ne s’agit nullement de le promouvoir mais de diminuer le taux de mortalité des femmes concernées. 30/100 de décès chez les femmes enceintes sont la résultante des avortements. Ce qui en fait l’une des principales causes de mortalité au Cameroun.
Des contraintes socio-culturelles, des problèmes de sécurité, d’ordre médical ou psychologique freinent ce plaidoyer.
La SOGOC propose une révision des articles 337, 338 et 339 du code pénal camerounais qui ne sont plus en adéquation avec les standards de santé actuels. Il faut ajouter à cela, la mise en application effective du Protocole de Maputo ratifié par le Cameroun depuis le 28 mai 2009. C’est le tout premier traité a reconnaître en son article 14, l’avortement médicalisé comme un droit. Les femmes devraient pouvoir en jouir, sans restrictions, ni crainte de poursuites judiciaires.

