Le jour où le verbe aimer a pris toute sa quintessence. Il y a 18 ans, je devenais maman pour la première fois. Un an auparavant, je perdais un bébé-ange . Ma douleur était au plus haut, j’ai sombré dans la déprime et même perdu la foi.
J’en voulais à ce Dieu de m’avoir abandonné. Pas un seul instant je n’ai songé à ce que Dieu qui m’enlevait peut-être un enfant malade ou faisait simplement sa volonté et je devais m’y conformer. 4 mois après cette rude épreuve, un autre grossesse. Je mis mes genoux au sol pour remercier mon créateur et lui consacrer le fruit de mes entrailles.
Quand on me le posa sur le ventre, je me souviens avoir dit merci Seigneur plusieurs fois. Envahie d’un bonheur à nul autre pareil, comblée, remplie d’amour pour ce petit être de 53 centimètres. Je su enfin, ce que aimer pouvait signifier, la plénitude.


